The Kerbiquet Wheneverly News

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*« Les fantômes sont des choses qui arrivent »

C’est le titre de mon nouveau spectacle solo, qui verra le jour le 9 juillet prochain au Hameau de Pont Calleck à Berné (56). Je dis en souriant que c’est un spin-off de Maryvonne La Grande , mais ce n’est pas qu’une plaisanterie : même s’il sera très différent, ce spectacle naît de l’expérience de Maryvonne, d’une part dans son format (un solo raconté et chanté, pensé pour le hors salle et l'extérieur, même s’il ne sera pas forcément déambulatoire et s’il ne sera pas, hélas, aussi waterproof que sa grande sœur !), d’autre part dans son propos, où l’on retrouvera Maryvonne Le Flem et son monde. …

Le mot de la concierge, PS : à propos de langue bretonne

La concierge va ajouter sa plume à toutes celles qui, depuis deux siècles, écrivent en français à propos du breton, puisque le peu qu’elle va dire concerne autant les non-locuteurs que les autres : face au ramdam actuel, pour le moment, la concierge a décidé… de ne rien dire. 

Ce n’est pas que je n’aie rien à raconter… C’est l’inverse. Il y a tant, tant de choses à dire. Tant de choses qui ne rentrent pas dans un confetti de réseau social, dans un discours électoral, dans un panneau de manif. 

Le mot de la concierge

Toujours compliqué, d’écrire ici, ces derniers mois ! Même à l’instant où je tape ceci, il y a quelque chose de… en anglais, je dirais « quaint », pittoresquement désuet, à écrire une page de blog, impliquant la présomption qu’elle soit lue. Entre les moments de pur flou et l’espèce d'orgie de protestation que suscitent ensemble le poids de la crise sanitaire, les enjeux électoraux imminents et le manque de vie sociale et culturelle, le monde entier semble ne plus parler qu’un langage de jugements lapidaires et de condamnations insultantes – quoique dûment entrecoupées de photos de chatons. …

"Du vingt-septième jour du mois de février mil huit cent soixante-neuf…"

"Et tu fais quoi en ce moment ?" En ce moment, je réunis des histoires vécues de fantômes, partout où je peux en trouver dans le temps et le monde, pour mon prochain spectacle… Mais les fantômes sont toujours là où on ne les cherche pas. 

Tard hier soir, farfouillant dans les registres d'état-civil en ligne (de Penvénan, toujours) pour corroborer une histoire de La Légende de la Mort, de fil en aiguille voilà que je tombe sur une autre qui n'a rien à voir avec mon objet : la trace manifeste d'un naufrage – même si la cause des décès n'est, comme d'habitude, pas mentionnée – au large de Port-Blanc le 27 février 1869. …

Un été en plan B

Inconditionnels de la simplicité, passez votre chemin. (De toute façon, que diantre faites-vous ici ?) A l’heure où la lumière change de couleur, où les talus se chargent de mûres qu’on peut manger sans plisser les yeux et où les supermarchés essaient de nous fourguer les meubles d’étudiants après les cahiers et les gommes, j’essaie de faire le bilan de cet été pas comme les autres, et… disons que c’est coton. 

Le royaume interdit, ou les prisonniers du dimanche matin

Depuis le début du confinement, j’ai dû commencer une demi-douzaine de textes pour ce journal, sans jamais parvenir à les terminer : trop d’aspects, de facteurs et de conséquences, jamais assez de temps pour les digérer avant qu’ils se rebattent comme un jeu de cartes du jour au lendemain ; trop de journaux de confinement et aucune envie d’y ajouter le mien… Et puis, le premier mois, les lignes se mettaient très vite à me danser devant les yeux, dans la fatigue causée par ma propre empoignade avec le virus. …

Participer à une vidéo musicale collective de confinement : un tutoriel en 34 étapes

1) Télécharger la vidéo-témoin, avec l’accompagnement de piano et le chef qui dirige. 

2) Lire les instructions. Il faut se filmer sur son téléphone, lequel doit être distant d’1,50m et placé en format paysage, tout en chantant sur la vidéo que l’on écoutera sur son ordi via des oreillettes.

3) Sachant que le câble des oreillettes fait 0,90m, calculer la position relative de l’ordinateur et du téléphone. 

"Fantômes ambivalents et cocktails toxiques : être une femme en musique bretonne aujourd’hui"


Ça y est, le voici ! Impatiemment attendu par, oh, au moins trois d’entre vous ! le texte de mon intervention, en octobre dernier, au colloque « Orfeas Orfanèlas, Orphées orphelines ou les musiques au féminin » organisé par La Talvera à Albi, en complicité avec Dastum Bro-Dreger. Les actes complets du colloque seront publiés d’ici quelques mois, et je vous les conseille fort, Mesdames et surtout Messieurs !  

Remembrance Day

Une petite page de bloc-notes de l’an dernier, retrouvée par hasard ces jours-ci… 

Fear not, reader: I am not contemplating a future in English poetry; I just happen to take notes in whatever language volunteers first – oddities and mistakes notwithstanding. This was written a year ago, in Germany, while I was waiting for my flight to Edinburgh. Our friend Hans, from Germany-based Breton music band An Erminig, had kindly taken the time to show me a bit of his Sarre region, including a war memorial site and several crossings of a now-invisible border. 


A propos de chant, 3 : chanter pour de vrai

Dans ce monde inquiétant et inquiet, instable et délétère, il est quelques phénomènes immuables, perpétuellement vérifiés, comme des lueurs de phares impassiblement ventousés sur leur roc dans la tempête. 

Un de ces phénomènes est que Jean-Pierre Quéré pourrait vous tirer des larmes en chantant le mode d’emploi de ma machine à pain. 

Il y a des gens comme ça : quel que soit le contexte, le climat, l’heure, le taux d’hygrométrie et d’alcoolémie ambiant, Jean-Pierre chante et tout d’un coup votre corps prend une réalité nouvelle : vous sentez votre poids, votre souffle, tout ce frémissement du vivant, le passé qui vous a fait et le futur qui vous attend, l’amour qui vous lie à d’autres corps, le regret de ces autres encore que vous avez perdus, le privilège d’être là et de respirer. 

*Marcel Le Guilloux, chanteur, conteur, paysan du Centre-Bretagne : enfin là !

Ça y est ! Il y a quelques semaines, Dastum s’est fait livrer "une pleine palette de Marcel Guilloux" ! La copie avait été rendue mi-janvier dernier, par votre servante et une graphiste/chargée d’édition (l’héroïque Caroline Le Marquer) l’une et l’autre dans le même état que le coureur de Marathon. Le petit – un beau bébé de 464 pages grand format, qu’il vaut mieux ne pas se faire tomber sur le pied – vient d’être baptisé en bonne et due forme, samedi 23 mars à Plounévez-Quintin (la salle de Lanrivain étant encore occupée à se refaire une beauté) : un bon et long fest-noz, évidemment ! 


isis uxisnt l reusu -is ns nsuppsnu© marthe vassallo 2014