The Kerbiquet Wheneverly News

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*Marcel Le Guilloux, chanteur, conteur, paysan du Centre-Bretagne : enfin là !

Ça y est ! Il y a quelques semaines, Dastum s’est fait livrer "une pleine palette de Marcel Guilloux" ! La copie avait été rendue mi-janvier dernier, par votre servante et une graphiste/chargée d’édition (l’héroïque Caroline Le Marquer) l’une et l’autre dans le même état que le coureur de Marathon. Le petit – un beau bébé de 464 pages grand format, qu’il vaut mieux ne pas se faire tomber sur le pied – vient d’être baptisé en bonne et due forme, samedi 23 mars à Plounévez-Quintin (la salle de Lanrivain étant encore occupée à se refaire une beauté) : un bon et long fest-noz, évidemment ! 

Ronchonnons un brin : à propos de la musique jouée dans les films

J’adore l’expression anglaise « pet peeve », littéralement « irritation préférée » ou « râlante de compagnie ». On y entend tout de suite qu’il ne va pas s’agir d’une cause gravissime, de l’humanité occupée à se rendre l’air irrespirable ou du nombre alarmant de nos concitoyens hypnotisés par le fétichisme intellectuel qui consiste à remettre en question ce qu’ils ont eux-mêmes tenu pour évident toute leur vie, valeurs morales ou rotondité de la planète. …

L’amour dans les murs

La peinture coûtait cher, et Germaine et François n’en avaient plus que de petits restes de diverses couleurs. C’est pourquoi plusieurs des nouvelles pièces de la maison s’ornèrent de décors minimalistes : nuages ombrés de traits pour la petite chambre, poissons en lignes souples pour la salle de bains et, dans l’angle de la cuisine, pois rouges, jaunes, bleus et verts – ou bleu plus foncé ? Difficile à dire aujourd’hui.  

Chauffe, Marcel ! ou : la concierge bat les tapuscrits

Non, le Kerbiquet Wheneverly News n’est pas désaffecté ! Et la rédactrice en chef est en pleine forme. Ce silence prolongé n’a qu’une explication : après un été rempli d’un bord à l’autre, la moindre minute disponible cet automne est consacrée à la finalisation de Marcel Le Guilloux, chanteur, conteur, paysan du Centre-Bretagne,  à paraître chez Dastum/PUR en février prochain. Une synthèse d’entretiens, avec Ifig et Nanda Troadeg, Nolùen Le Buhé et Annie Ebrel, plus des extraits d’une série d’émissions avec Jean-Pierre Le Guyader, pour recueillir un peu des souvenirs, de la pensée et de l'humour de ce grand acteur et grand témoin qu’est Marcel. 

*Paotred, le nouvel album de Teir : « est-ce un disque féministe ? »

C’est la question qui nous accompagne, d’interview en conversation avec les auditeurs, depuis quelques semaines. Et il est impossible d’y répondre autrement que par un paradoxe : nous n’avons pas un instant cherché à faire un « album féministe » … et c’est pour cela que, d’une certaine façon, c’en est un. Pour nous, Paotred est avant tout un album, tout court ; or peut-être que, quand trois femmes réalisent « un album, tout court » qui parle d’hommes, cela suffit à en faire une pierre dans le jardin du machisme quotidien. 

Parenthèse : de l’art perturbant d’écrire ses propres présentations

Une petite observation à la faveur du courrier précédent : amis lecteurs du Kerbiquet Wheneverly, vous ne serez ni étonnés ni, je l’espère, offusqués d’apprendre qu’en règle générale c’est moi qui écris mes propres textes de com’… Ce qui signifie qu’une part non négligeable de mon boulot consiste à parler de moi-même à la troisième personne ! Et c’est un exercice littéraire et moral assez sportif. 

* Le nouvel album de Teir (Ebrel/Le Buhé/Vassallo) est sorti !

Il s’appelle Paotred, comme le spectacle dont il reprend le répertoire, et il vient tout juste de paraître chez Coop Breizh. (Cliquez ici pour la première chanson !) 

Que contient-il ? La plus courte réponse est notre blague coutumière : « des chansons d’hommes, par des chanteuses qui s’y connaissent en hommes et en chansons ! »  Et aussi un livret avec explications et/ou traduction pour chaque chanson (en français et en anglais, pour vos amis d’un peu partout), illustré des belles photos de Véronique Le Goff – pardon pour ce pléonasme – et mis en page avec esprit par Laurent Le Guilloux.  

Des nouvelles de Barbara, la claveciniste à barbe !

Ô vous, fidèles lecteurs (que je mets au pluriel parce que je ne doute de rien), vous souvient-il qu’en 2013 je vous avais présenté le portrait de Barbara Ursler(in), jeune allemande du XVIIe siècle, bien sous tous rapports et férue d’épinette, dont la particularité était d’avoir le visage entier couvert « de beaux cheveux blonds » ? Eh bien, The Guardian nous parlait d’elle récemment ! Un portrait d’elle, une peinture en bonne et due forme cette fois, vient de rejoindre la Wellcome Collection à Londres. …

A propos de chant, 2 : « tu chantes faux »

Quand j’ai besoin de me rincer le cerveau (ou, avouons-le, de procrastiner), un de mes plaisirs coupables est la lecture de blogs américains. C’est ainsi que je suis tombée récemment, dans une rubrique « conseils du psychologue maison », sur la question d’une mère angoissée : « ma fille de cinq ans chante du matin au soir, de tout son cœur, mais elle chante horriblement faux. Comment puis-je le lui dire moi-même, et éviter qu’elle vive trop longtemps dans l’illusion d’être une chanteuse, avant que d’autres que moi s’en chargent, et plus cruellement ? …

Hachetague Mitou

Si vous lisez ceci, ce sera qu’après réflexion j’aurai moi aussi affiché un petit « #metoo » sur Facebook. Si je me décide à le faire (avec un retard digne de la cavalerie de Lucky Luke et dû, entre autres, au fait que la semaine dernière je rattrapais de nombreux arriérés de septièmes jours), c’est parce que, pour une fois, je crois à l’utilité des petit bips sur un grand radar commun. 

Mon histoire m’appartient (formule consacrée) et je n’en raconterai pas ici les multiples épisodes. …

Le temps qu’il faut (2) : ce qui se conçoit bien ne s’énonce pas toujours en 150 caractères

Après ma déclaration d’amour aux chansons interminables, vous aurez compris, à ce seul titre, où je veux en venir : parmi les traits de notre époque auxquels je me sens devenir non seulement un dinosaure, mais un dinosaure fier de l’être, souvent ronchon et occasionnellement combatif, il y a le dogme, le culte, l’allégeance irrationnelle à la brièveté. Ou plus exactement, la confusion entre la brièveté et la concision. 


usu -is ns nsuppsnu© marthe vassallo 2014